Le crash d’avion à Walikale a finalement connu un dénouement inespéré ce jeudi 30 juillet 2026. Six jours après la disparition de l’appareil de fret appartenant à Tracep Congo Aviation, les soldats du contingent jordanien de la MONUSCO ont réussi à secourir deux survivants et à extraire la dépouille du copilote au cœur d’une zone forestière du Nord-Kivu extrêmement hostile.
Une opération d’évacuation à très haut risque
Malgré des conditions météorologiques désastreuses et des coordonnées de localisation initialement erronées, la force onusienne a pu repérer l’épave. Les deux rescapés ont été immédiatement évacués par hélicoptère vers les structures médicales de Beni. Cette intervention militaire de haute précision était vitale face aux obstacles du terrain :
- Enclavement extrême : L’absence totale de routes ou de sentiers pédestres rendait toute approche terrestre impossible.
- Menace sécuritaire : La présence active et menaçante de groupes armés dans ce secteur exigeait une couverture militaire blindée.
- Urgence vitale : La nécessité d’apporter des soins médicaux immédiats après six jours de survie en milieu sauvage.
Le soulagement de la compagnie et des familles endeuillées
Face à la complexité de cette jungle impénétrable, Olivier Upenji Chombe, directeur général de la compagnie aérienne, a exprimé sa profonde gratitude envers les casques bleus, avouant l’incapacité civile à rapatrier les victimes. Pour la famille du copilote décédé, cette opération met fin à une longue semaine d’angoisse, leur offrant la possibilité d’organiser des obsèques dignes.
Ce drame souligne une fois de plus les défis immenses liés à l’assistance humanitaire et aux interventions d’urgence dans l’Est de la République démocratique du Congo. Sans le soutien logistique de l’ONU, le bilan humain et le traumatisme des familles auraient été bien plus lourds à la suite de cette tragédie marquant à jamais l’histoire de ce vol et le crash d’avion à Walikale.

