Le gouvernement congolais affirme que 596 ex-miliciens Mobondo ont été envoyés au centre du Service national de Kaniama-Kasese, dans le Haut-Lomami, pour suivre un programme de formation et de réinsertion. Le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, Éliézer Ntambwe, a communiqué ce chiffre lundi 17 août 2026 à Kinshasa, sans préciser la date exacte du transfert.
D’autres ex-combattants se trouvent encore dans des sites de cantonnement et à Kinshasa, selon le ministre. Leur nombre ainsi que le calendrier de leur éventuelle orientation vers Kaniama-Kasese n’ont pas été communiqués.
Un précédent bilan publié en février 2026 faisait déjà état du transfert d’environ 600 ex-combattants Mobondo vers ce centre. Les autorités n’ont pas précisé si les 596 personnes annoncées en août correspondent entièrement au même groupe.
146 armes remises aux autorités militaires
Éliézer Ntambwe a également annoncé que 146 armes récupérées avaient été remises au vice-Premier ministre chargé de la Défense avant leur transmission à la logistique des FARDC. D’autres armes restaient en attente de remise officielle au moment de sa déclaration.
L’opération s’inscrit dans le processus de sensibilisation, de désarmement et de réinsertion mené dans le triangle Grand Bandundu–Kongo Central–Kinshasa. Le ministre affirme que sa mission consiste à convaincre les combattants encore présents dans la brousse de déposer les armes.
Concernant l’origine des violences, Éliézer Ntambwe les présente comme la conséquence d’un différend foncier plutôt que d’un conflit coutumier ou intercommunautaire. Cette qualification constitue la position du gouvernement. Aucune réaction des communautés concernées n’est rapportée dans les sources consultées.
Des enquêtes restent en cours, mais aucune précision n’a été donnée sur les poursuites judiciaires visant les personnes éventuellement impliquées dans des exactions.

