Les enseignants du Kasaï traversent une crise financière sans précédent à l’approche de la nouvelle année académique. Depuis leur transfert de la banque Finca vers une nouvelle institution financière en juin 2026, ces professionnels de l’éducation subissent d’importants retards de paiement, une situation qui paralyse leur quotidien et menace directement l’éducation dans la province.
Les failles administratives du transfert vers Advance Bank
Le processus de paie est actuellement bloqué par de graves dysfonctionnements techniques. Selon Richard Muanza, porte-parole des agents lésés, la transition vers Advance Bank cumule les obstacles administratifs :
- Lourdeurs d’identification : L’enregistrement des dossiers exige un délai anormal de trois à quatre semaines.
- Création des comptes : Une attente supplémentaire de deux semaines est imposée pour l’attribution des identifiants bancaires.
- Défaut d’approvisionnement : Les comptes ouverts demeurent vides, suspendus au déblocage des salaires depuis Kinshasa.
Un ultimatum pour sauver la rentrée scolaire
Cette paralysie plonge de nombreuses familles dans la précarité. Les agents mutés depuis les territoires reculés doivent supporter seuls leurs frais de subsistance en milieu urbain, sans avoir perçu leur prime du mois de juin. Face à ce silence administratif, les syndicats lancent un ultimatum strict : ils boycotteront la prochaine rentrée scolaire si leurs revendications ne sont pas entendues.
L’urgence d’une intervention gouvernementale
Pour éviter un blocage total du système éducatif provincial, les délégués exigent le retour immédiat de la gestion de leur paie à l’ancien opérateur. Une intervention rapide du gouverneur et du gouvernement central est désormais vitale pour désamorcer cette crise sociale et rétablir les droits fondamentaux pour les enseignants du Kasaï.

