L’épidémie d’Ebola en RDC poursuit sa progression dans l’est du pays. Causée par la souche Bundibugyo, elle a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai 2026. Voici le bilan actualisé, les zones touchées et les gestes de protection essentiels pour les Congolais.
L’épidémie d’Ebola de 2026 en RDC est causée par la souche Bundibugyo, apparue dans la province de l’Ituri. Déclarée le 15 mai 2026 par le ministère de la Santé, elle constitue la 17e épidémie d’Ebola du pays. L’OMS l’a classée urgence de santé publique de portée internationale en raison du risque de propagation.
Les faits : le bilan de l’épidémie
L’épidémie d’Ebola en RDC frappe principalement l’est du pays. Selon le dernier rapport de situation relayé par l’agence Associated Press, environ 550 cas confirmés, 101 décès et 19 guérisons étaient recensés au début de juin 2026, plus de 90 % des cas se concentrant dans la province de l’Ituri. Quelques jours plus tôt, le 4 juin, le gouvernement congolais faisait état de 452 cas confirmés et 82 décès confirmés, pour un taux de létalité de 18,1 %.
Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola en RDC depuis 1976 et de la deuxième due à la souche Bundibugyo, selon l’OMS.
Les zones touchées :
- Ituri (épicentre, avec la ville de Bunia) ;
- Nord-Kivu (notamment Butembo et Goma) ;
- extension à l’Ouganda (cas confirmés à Kampala).
Au total, 25 zones de santé réparties dans trois provinces de l’est étaient concernées au 4 juin 2026, d’après le ministère de la Communication de la RDC. Au 4 juin 2026, la RDC comptait 452 cas confirmés et 82 décès d’Ebola, pour un taux de létalité de 18,1 %, selon le gouvernement congolais.
Pourquoi c’est important pour les Congolais
Pour des millions de Congolais, l’épidémie d’Ebola en RDC représente un danger majeur de santé publique. La maladie à virus Ebola est une fièvre hémorragique sévère dont le taux de létalité moyen avoisine 50 %, avec des variations de 25 à 90 % selon les épidémies, selon l’OMS. Surtout, il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué contre la souche Bundibugyo, contrairement à la souche Zaïre.
Le contexte de l’est aggrave les risques :
- forts déplacements de populations dans des provinces frontalières ;
- zones difficiles d’accès en raison de l’insécurité et des conflits armés ;
- attaques signalées contre des soignants, qui ralentissent la riposte.
D’après l’Organisation mondiale de la santé, le conflit entrave l’accès aux soins, perturbe la surveillance et augmente le risque de transmission non détectée. Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, est par ailleurs passée sous le contrôle du Mouvement du 23 mars (M23), rébellion que des rapports de l’ONU lient au Rwanda — un facteur qui complique encore l’accès humanitaire. Il n’existe ni vaccin ni traitement homologué contre la souche Bundibugyo d’Ebola, qui sévit en RDC depuis mai 2026, selon l’OMS.
Le contexte : c’est quoi la souche Bundibugyo
Le ministère de la Santé de la RDC a déclaré l’éclosion le 15 mai 2026, après le décès, le 20 avril 2026, du premier cas suspect connu dans la province de l’Ituri, selon l’OMS. L’agence onusienne avait été alertée au début de mai, mais les premiers cas n’ont été confirmés que le 14 mai : les tests initialement utilisés ne détectaient que l’ébolavirus Zaïre, et non la souche Bundibugyo, ce qui a retardé le diagnostic.
La maladie à virus Ebola se transmet d’abord de l’animal à l’homme, puis entre humains par les liquides corporels — sang, sueur, matières fécales. L’OMS rappelle que la contamination peut survenir entre une mère et son enfant, d’un patient à son soignant, ou lors des rites funéraires au contact du corps d’un défunt.
Les principaux symptômes sont la fièvre, les vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales et, dans les formes graves, des saignements. Les premiers cas d’Ebola n’ont été confirmés que le 14 mai 2026, les tests initiaux ne détectant pas la souche Bundibugyo, selon l’OMS. Le 17 mai 2026, l’OMS a élevé l’épidémie au rang d’urgence de santé publique de portée internationale.
Ce que disent les acteurs
Malgré la gravité, des signes d’espoir apparaissent. ONU Info rapporte que le nombre de cas suspects est tombé de plus de 1 000 à 116 en une semaine, grâce aux enquêtes de terrain et aux analyses de laboratoire. Plusieurs patients ont guéri : six personnes rétablies en RDC et deux en Ouganda, selon l’OMS, qui y voit la preuve qu’un diagnostic précoce sauve des vies.
Le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté sur « l’ampleur et la rapidité » de l’épidémie. De son côté, le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a confirmé l’évolution du bilan à la télévision nationale.
Le ministère de la Santé et l’OMS intensifient la riposte :
- déploiement d’équipes de surveillance et de soins ;
- renforcement des capacités de diagnostic en laboratoire ;
- sensibilisation des communautés et suivi des contacts.
Sur le terrain, à Bunia comme à Mongbwalu, les centres de traitement Ebola restent en première ligne d’une riposte rendue difficile par l’insécurité. Le nombre de cas suspects d’Ebola est tombé de plus de 1 000 à 116 en une semaine en RDC, selon l’ONU.
Ce que ça va changer : comment se protéger
La prévention reste l’arme la plus efficace contre l’épidémie d’Ebola en RDC. Selon les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF, les gestes essentiels sont les suivants :
- se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon ;
- éviter tout contact avec les liquides corporels d’une personne malade ;
- ne pas toucher le corps des personnes décédées d’Ebola ;
- consulter immédiatement en cas de fièvre, de fatigue ou de saignements ;
- signaler tout cas suspect aux autorités sanitaires.
Un diagnostic précoce augmente fortement les chances de survie. Tant qu’aucun vaccin n’est homologué contre la souche Bundibugyo, le respect de ces mesures et la confiance envers les équipes de riposte resteront déterminants pour stopper la chaîne de transmission. Un diagnostic précoce augmente fortement les chances de survie à Ebola, faute de vaccin homologué contre la souche Bundibugyo en RDC, selon l’OMS.
Questions fréquentes sur Ebola en RDC
Qu’est-ce que la souche Bundibugyo d’Ebola ?
La souche Bundibugyo est une espèce du virus Ebola, à l’origine de l’épidémie déclarée en Ituri en mai 2026. La maladie à virus Ebola a un taux de létalité moyen d’environ 50 % et, pour cette souche, il n’existe ni vaccin ni traitement homologué, selon l’OMS.
Combien de cas et de morts d’Ebola en RDC ?
Selon l’Associated Press, l’épidémie d’Ebola en RDC totalisait environ 550 cas confirmés, 101 décès et 19 guérisons au début de juin 2026, plus de 90 % des cas étant concentrés en Ituri. Le gouvernement faisait état de 452 cas confirmés au 4 juin. Les chiffres évoluent régulièrement.
Que va-t-il se passer après la déclaration d’urgence ?
Après la déclaration d’urgence par l’OMS, la riposte s’intensifie : suivi des contacts, renforcement des laboratoires, sensibilisation et prise en charge précoce des malades. L’épidémie ne sera déclarée terminée qu’après 42 jours sans nouveau cas. D’ici là, la prévention reste essentielle, selon l’OMS.
En résumé
L’épidémie d’Ebola reste une urgence sanitaire majeure en RDC, mais les premières guérisons montrent que la riposte progresse lorsque les malades sont pris en charge tôt. La vigilance et la prévention demeurent essentielles.
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📌 Sources consultées :
- OMS — Déclaration d’urgence de santé publique de portée internationale — 17 mai 2026
- ONU Info — Guérisons et importance du dépistage précoce — juin 2026
- Gouvernement de la RDC (Ministère de la Communication) — Situation épidémiologique au 4 juin 2026
- Associated Press / Le Devoir — Bilan : ~550 cas confirmés et 101 décès — juin 2026
- UNRIC (Centre régional d’information des Nations unies) — Fiche sur la souche Bundibugyo — mai 2026





